JAPONAIS UN APERCU. Numérotation et écriture

Proverbe Japonais : Celui qui confesse son ignorance la montre une fois ; celui qui essaie de la cacher la montre plusieurs fois

Cette présentation simple a pour but de vous familiariser avec les bases du japonais.  

La Numerotation de 1 à 10

Vous devez connaître les chiffres japonais de 1 à 10. Ils sont représentés ici avec leurs représentations Kanji et Hiragana.

Ils constituent la base des noms de techniques c’est à dire les principes :

Ikyo, NIkyo, SANkyo, SHIhonage, GOkyo,… 

Remarquez la forme en croix de JU qui explique Juji Garame. 

Le chiffre 0 est (aussi) zero en japonais.

Numerotation complète

Remarquez ici des alternatives comme

  • SHI ou YON (YONkyo).
  • SHICHI et NANA (NANAme Nage est l’ancien nom de Sokumen Irimi Nage) 
  • KYU et KU (KUmijo)

Les japonais utilisent 4 types de signes pour écrire : les HIRAGANA, les KATAKANA, les KANJI et le RÔMAJI

Voici les caractères Hiragana.

Ici on peut voir le sens d’écriture de ces caractères.

Les 46 caractères Hiragana et leurs combinaisons

Les caractères Kanji

Japan est constitué de 2 caractères. Le soleil et l’origine donc le pays du soleil levant.

 Il y en a environ 6000… 2000 sont d’usage courant.

Signification des kanji Aï-Ki-Do

AÏ : Harmonie, union

Exprime le principe d’amour, d’harmonie et d’union.

KI : Energie vitale, volonté

Aussi Qi (Chi) en chinois, Khi en vietnamien. On peut traduire Ki par “énergie vitale”, “énergie interne”, “essence de vie”, “souffle” ou encore “volonté radiante”. Ki consiste en quelque chose d’impalpable et pourtant terriblement puissant dans ses effets, la totalité de l’énergie mentale et physique concentrée avec toute l’attention dont un homme est capable. Ki est une force explosive accumulée. La notion de Ki est la pierre angulaire de toute la compréhension de l’art martial tel qu’il est considéré en Extrême-Orient, la condition de son efficacité réelle.

Il y a dans Ki une notion psychique (volonté) et une notion physique (puissance), cette dernière aussi palpable que la première. Car avoir du Ki, c’est bien plus qu’avoir de la force musculaire; cette dernière, c’est Chikara, la force externe, superficielle, tangible […]. Chaque être humain possède Ki; le seul problème est de savoir le mobiliser à volonté et l’utiliser intelligemment. Certains hommes possèdent un Ki puissant (Tsuyoki) tout en l’ignorant, et ce sont ceux qui les côtoient qui en ressentent les effets; il leur suffira par exemple d’entrer dans une pièce pour qu’on les “subisse” en quelque sorte, plus ou moins consciemment, comme il leur est facile d’approcher et de calmer un chien déchaîné ou un cheval rétif. D’autres ont un Ki faible (Yowaki), ou encore un Ki fort dont ils font mauvais usage. Autrefois le samouraï au combat était sensé capturé le Ki de l’adversaire avant que l’attaque ne se déclenche réellement. Dans l’art martial la sensibilité d’un individu au Ki, le sien et celui de l’adversaire, est primordiale ; il y a un phénomène de communicabilité du Ki d’un individu à un autre (Ki-ga-au : “notre Ki coïncide”, c’est-à-dire “nous sommes sur la même longueur d’onde”), subtile et irrationnel, auquel fait également allusion l’art du Kiaï.

DO : Voie, Chemin, Demarche, Recherche

Exprime le cheminement spirituel suivi par l’adepte d’une discipline (Geiko) religieuse, artistique ou martiale, cette discipline n’étant qu’un moyen extérieur de progresser vers l’union du corps et de l’esprit pour la découverte de l’harmonie (Aï) du “soi” avec les forces de la nature et avec tous les êtres. Ce qui amène à une sorte d’éveil intérieur (Satori) et une renaissance pour celui qui a ainsi découvert sa “vrai nature” et dont le comportement, dans les moindres actes de la vie quotidienne, sera différent, entier, efficace, parfaitement assumé.

Le concept du Do est à la base de l’évolution des Bu-jutsu, d’abord simples techniques martiales, en Bu-do, voies de la perfection (à travers les techniques martiales). Il ne comporte, contrairement à la notion chinoise de Dao, aucune connotation religieuse ou magique. Il s’agit simplement d’une voie empruntée par l’homme motivé et sincère, progressant dans la maîtrise de son corps et de son esprit. Cette préoccupation centrale fait la différence entre un pratiquant d’art martial et un pratiquant de sport de combat, plus facilement attaché aux résultats immédiats et superficiels. C’est pourquoi les puristes du Budo ne peuvent admettre l’existence de compétitions sportives qui empruntent les techniques de leur art martial à de simples fins de valorisation de l’ego du vainqueur. Les préoccupations des deux directions prises par une pratique martiale (progression personnelle ou valorisation devant autrui) sont à l’opposé. D’où la grande équivoque et les malentendus régnant dans les milieux d’arts et (ou) de sports martiaux: la victoire en championnat arbitré n’est qu’un moment, le cheminement sur la “voie” proposée par l’art est l’affaire de toute une vie. Le Do est un levier éducatif pour l’homme, enseigné de maître à disciple (Oshi). Il l’est sous la forme d’une discipline contemplative comme le bouddhisme Zen (Butsu-do) comme il l’est sous celle d’un entraînement physique à caractère martial (Aïkido, Judo, Kendo, Iaido, Karatedo, etc) et comme il l’a été au temps des Samuraï à travers le respect du Code d’honneur (Bushido). D’autres pratiques japonaises sans aucun caractère ni religieux ni martial, sont empreintes de la même essence et se proposent le même but: aisi l’art du thé (Chado), l’art floral (Kado), ou l’art de la calligraphie (Shodo) dans lequel excellaient d’ailleurs de nombreux maîtres d’arts martiaux, de Miyamoto Musashi à Funakoshi Gichin, comme un prolongement naturel de leur art.

G. et R. Habersetzer
(Textes tirés de “L’Encyclopédie des arts martiaux de l’Extrême-Orient”, G. et R. Habersetzer, pages 24, 123-124, 335-336).