Le but de cet article est de montrer au travers de vidéos les sources d’inspirations des techniques enseignées dans les cours d’armes du club
Merci à Toshiro SUGA et Xavier DUFAU
La Pratique des Armes en Aïkido ?
En plus des techniques à main nues, l’aïkido comporte l’étude du maniement d’armes en bois : le sabre ou bokken qui s’utilise sans la garde (tsuba), le bâton ou jō, le couteau ou tantō.
« on peut apprendre l’aikido sans pratiquer les armes. cependant, cela ne pourra pas être une forme parfaite d’aikido, c’est-à-dire ‘ l’union des principes du ken, du jo et du taijutsu’ telle qu’enseignée par le fondateur. l’apprentissage des techniques d’armes (bukiwaza) permet une compréhension plus profonde de l’aikido. le taijutsu est issu des principes des techniques du sabre. si vous étudiez l’aikido avec un professeur qui a acquis la maîtrise des techniques d’armes, vous pourrez accéder à une certaine compréhension de l’aikido même si vous ne pratiquez que le taijutsu. le fait est cependant qu’il existe une différence évidente entre les mouvements de ceux qui ont réellement étudié les armes de l’aikido et les mouvements de ceux qui ne les ont pas étudiées. si vous pratiquez correctement les armes et exécutez ensuite les techniques à mains nues, vos formes de corps seront belles sans pour autant être inutiles, tout simplement parce que vous exécuterez les techniques à mains nues de la même manière que vous effectuez les techniques d’armes. » – Morihiro Saïto Senseï
« C’est Osenseï qui a créé l’Aïkido. Et à chaque fois qu’il démontrait l’Aïkido il utilisait les armes. Ce n’est pas à nous, ses disciples et élèves, de décider ou pas si il faut pratiquer les armes. L’Aïkido est né de la pratique des armes et le Taïjutsu et les bukiwaza ne font qu’un. Si quelqu’un maîtrise le travail à mains nues juste il utilisera alors les armes correctement. Et vice-versa. » – Tamura Nobuyoshi
La pratique des armes permet aussi, entre autres, d’appréhender différentes distances face à un ou plusieurs adversaires (maai), de travailler une posture correcte (shisei) et de vaincre l’appréhension des armes. L’étude des armes est de plus indispensable à la compréhension d’un grand nombre de techniques à mains nues.
En effet, une grande quantité de mouvements sont dérivés des techniques utilisées par les guerriers armés, ou bien des techniques utilisées pour désarmer l’adversaire. De plus, la visualisation d’un mouvement avec un sabre donne une conception plus claire du mouvement à effectuer à mains nues. Les techniques de sabre ont eu une grande importance dans l’élaboration de l’aïkido par Maître Ueshiba.
USHIDESHIS
SAITO MORIHIRO Le Gardien de la tradition martiale

Nishio Shoji Le virtuose

Né le 5 décembre 1927. Expert dans divers Arts Martiaux dont il profite pour créer un Aïkido unique qu’il a toujours souhaité en constante évolution.
Son parcours est atypique dans le monde du Budo : 8ème dan d’Aïkido : Il débute avec O sensei en 1951 et aura la chance de le connaître jusqu’à sa mort en 1969. 7ème dan de Iaido (fédération nihon zendoku iaido) : Il a étudié avec Shigenori Sano Sensei dans les années 50 le muso-jikiden-eishin-ryu, crée alors une nouvelle école : l’aikido-toho-iaido qui prend ses origines dans les techniques d’Aikido. 6ème dan de Judo : il débute à l’adolescence (4ème dan en 1950 de l’école Mifune). 5ème dan de Karaté. il débute à la fin des années 40 avec Yasuhiro Konishi Sensei (1893-1983), fondateur du shindo-jinen-ryu, et qu’il pratique lui-même plusieurs années avec O sensei et Gichin Funakoshi. Nishio Sensei a également pratiqué le Jodo (shino-muso-ryu) avec Takaji Shimizu Sensei (1896-1978) et le Yari ou art de la lance (hozoin-ryu). Retraité de l’administration japonaise en 1980, il consacrera l’essentiel de son temps à voyager pour enseigner son art (USA, pays scandinaves, France, Allemagne, République Tchèque….). En janvier 2003, l’organisation japonaise des Arts martiaux lui a décerné le Martial Art Award au Budokan hall de Tokyo pour sa contribution au Budo. En 2000, il termine son livre intitulé « yurusu Budo » (Budo du pardon) et le publie 1 an avant sa mort (il n’avait pas souhaité l’écrire auparavant, expliquant qu’un livre décrit un moment fixe où son Aïkido évolue tout le temps, mais il a confié que quand il y arriverait, la fin serait proche.) Il nous a quittés le 15 mars 2005. Ce qui assez fabuleux avec Nishio c’est sa capacité à montrer la même technique d’Aïkido aussi bien à mains nues qu’avec des armes. Nishio nous a quitté le 15 mars 2005. Paul MULLER perpétue son héritage.Saotome Mitsugi le dernier ushideshi

Chiba Kazuo la puissance

KUMITACHI
KUMITACHI. LE BOKKEN
Enseigner le sabre, c’est enseigner l’Aïkido
Le Ken est le sabre, l’arme du Samouraï, le reflet de son âme, le garde de son corps. En aucun cas, le Samouraï ne se sépare de son Ken.
Dans la pratique, nous utilisons une arme de bois, le Bokken, qui est l’image du sabre.
La pratique du Ken en kumitachi (« Séquence de combat ») nous apprend énormément, tant sur le placement que sur la position des mains.
Une grande quantité de mouvements sont dérivés des techniques utilisées par les guerriers armés, ou bien des techniques utilisées pour désarmer l’adversaire. De plus, la visualisation d’un mouvement avec un sabre donne une conception plus claire du mouvement à effectuer à mains nues. Les techniques de sabre ont eu une grande importance dans l’élaboration de l’aïkido par Maître Ueshiba.
Ainsi, de nombreux professeurs utilisent des exercices de Ken pour illustrer des techniques à mains nues.
KUMIJO
KUMIJO. LE JO
Tout comme le Bokken et le Tanto, le Jo (bâton) est un outil pédagogique permettant d’appréhender les notions de distance et de placement.
C’est une arme simple, primitive. Sa manipulation est liée à sa structure : un corps cylindrique et deux extrémités. Elle est apparentée à celle du Yari (lance) et du Naginata (fauchard). On trouve donc des mouvements d’estoc (piquer avec la pointe de la lance), de grands mouvements circulaires de taille (couper avec la lame du fauchard), des frappes, des fauchages et des blocages avec la hampe de l’arme.
Une autre particularité du Jo est sa parfaite symétrie. Sa section est circulaire : il n’est donc pas nécessaire de l’orienter pour frapper, contrairement à une coupe avec une lame qui doit avoir un angle d’attaque très précis.
Enfin de cette symétrie émerge le principal intérêt de l’Aïki-jo : le placement des mains qui glissent continuellement sur la longueur du bâton en parfaite opposition et complémentarité pour pousser ou faire tourner l’arme. Cette pratique développe la coordination et le centrage de la gestuelle propre à l’Aïkido, origine d’une véritable efficacité.
KENTAIJO
KENTAIJO. KEN VS JO
Le sabre et la lance (yari) étaient les armes des samouraï. Ils devaient savoir s’affronter l’un l’autre. Le ken tai jo est l’héritage de cette nécessité.
TANTO DORI
LE TANTO. TANTO DORI
Le Tanto, est une sorte de dague ou de poignard sans garde ne possédant qu’un seul tranchant.
Outre la distance légèrement plus courte par rapport à l’assaillant, il lui est absolument nécessaire de contrôler un tranchant qui est coupant.
De plus, les techniques varient suivant le sens de tenue de l’arme. La terminaison de la technique subit aussi un changement quant à la récupération de l’arme.
En aïkido, le Tanto n’est pratiqué que sous la forme dori (Tanto contre mains nues).
NAGE TACHI ET JO
DORI Tachi et JO
MAINS NUES VS KEN OU JO
Techniques TACHI DORI de prise du Ken. Projection possible
Techniques JO DORI de prise du Jo. Projection possible
LE JO EST SAISI
Techniques JO NAGE projection sur saisie du Jo.